Se repérer dans la chapelle
Premier état visuel daté
1965 — Une chapelle tout juste restaurée
Notre-Dame-des-Anges est une chapelle funéraire appartenant à la commune de Rochemaure. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 27 octobre 1971.[1]
Le dossier étudié concerne la chapelle latérale Saint-Jean-Baptiste, distincte de la chapelle Sainte-Anne, associée à la famille de Jovyac. La tombe située à l’ouest du chœur constitue un emplacement distinct : les sources ne permettent pas de confondre ces deux ensembles.
Rapport du 7 novembre 1965
Ce que décrivent les archives
Le rapport de restauration conservé sous la cote AD07 71 J 42 indique que le dallage en lauzes a été refait, que les sépultures ont été nettoyées et que les dalles funéraires ont été remises en place. Il mentionne aussi la présence de la télévision lors de la cérémonie.[3]
Constat visuel
Ce que l’image montre
L’image INA établit qu’en 1965, il n’y avait pas de dalle au sol à cet emplacement.
Lecture du dossier AD07 2138 W 17
1987 — Ce que l’administration écrit réellement
La correspondance retrouvée retrace deux demandes successives et plusieurs avis. Elle documente un refus, puis une hypothèse strictement conditionnelle.
Une première demande, antérieure au courrier du 20 janvier 1987, est mentionnée dans les pièces ultérieures. La demande elle-même n’a pas été retrouvée.
E. Düring, architecte des Bâtiments de France, transmet la requête et quatre photographies au conservateur. Il formule des réserves, privilégie une restauration à l’identique datée et s’oppose au déplacement de la grande croix.
Dominique Dupraz rend un avis détaillé sur les travaux envisagés.
La commune notifie un refus au demandeur.
Le courrier de la commune du 30 avril mentionne une nouvelle demande datée du 15 avril 1987.
La commune la transmet à l’architecte des Bâtiments de France « pour approbation » : cette formule décrit l’objet de la transmission, non le résultat de l’instruction.
E. Düring rend son avis écrit, reproduit ci-dessous.
Il évoque ensuite la possibilité conditionnelle d’un fac-similé, seulement « s’il est exact » que la pierre remplacée n’était pas celle d’origine et que l’original avait été détruit depuis longtemps.
La commune transmet l’avis au demandeur et souhaite des travaux achevés avant les visites guidées. Ce courrier de transmission ne constitue pas une autorisation.
Avis de l’architecte des Bâtiments de France, 6 mai 1987 : « J’émets un avis tout-à-fait défavorable aux travaux envisagés. »
Constat photographique
Aujourd’hui — Trois objets, trois histoires à établir
La présence actuelle de ces éléments est observable. Leur date précise, leur auteur, leur commanditaire et leur conformité au dossier administratif doivent être établis séparément.
Une pièce distincte · Archives nationales 273AP/37
Le plan ancien et ses altérations constatées
L’examen matériel a constaté quatre fenêtres découpées dans le plan original, puis complétées au verso par du papier fort et des mentions d’une autre encre, dont « Chapelle de Mr Cheynet de Beaupré ».[6]
Cette altération est établie. Son auteur et sa date exacte ne le sont pas. Elle doit donc être étudiée comme un dossier distinct de la procédure administrative de 1987.
Correspondance conservée par l’association
Olivier Faure informé à plusieurs reprises
Maire concerné par les démarches
Olivier Faure
Maire de Rochemaure et destinataire des démarches retracées ci-dessous. Le site officiel de la commune publie ses éditoriaux sous la signature « Le Maire, Olivier Faure ».[8]
Consulter la présentation officielle du maire sur le site de Rochemaure
Une photographie d’Olivier Faure dans son bureau a été publiée par Le Dauphiné libéré. Afin de respecter les droits du journal et du photographe, elle n’est pas reproduite ici : voir le portrait dans l’article original (photo Walid Memdouhi / Le Dauphiné libéré).
Depuis la rencontre du 7 mai 2021, l’association a sollicité à plusieurs reprises Olivier Faure au sujet de l’état de Notre-Dame-des-Anges et des éléments contestés qui y ont été installés. Les dates ci-dessous proviennent des courriels et courriers conservés par l’association.[7]
Rencontre avec le maire. L’association est reçue à Rochemaure. Selon le compte rendu rappelé dans les courriers ultérieurs, Olivier Faure indique alors que la mairie agira concernant la chapelle Notre-Dame-des-Anges.
Premier courriel détaillé. L’association signale la situation de la chapelle, les éléments ajoutés à l’intérieur et la tombe extérieure. Elle demande quelles mesures de remise en état sont envisagées et quelles suites ont été données aux altérations relevées dans les archives municipales.
Première relance. L’association constate que ses questions sont restées sans réponse, rappelle l’engagement exprimé lors de la rencontre de 2021 et demande la raison de ce silence.
Deuxième relance. Les mêmes questions sont de nouveau adressées à la mairie. Aucune réponse n’est reçue.
Relance appuyée. L’association rappelle que le maire avait assuré qu’il ferait le nécessaire et demande où en sont les démarches destinées à remettre la chapelle en état. Le message reste sans réponse.
Mise en demeure de répondre. Après plusieurs années de silence, un courrier demande une réponse complète sous quinze jours sur la remise en état de la chapelle, le retrait des éléments contestés et les suites données aux altérations. Aucune réponse n’est reçue.
Nouvelle relance au maire. L’association rappelle qu’elle n’a reçu depuis août 2022 ni réponse sur le fond ni même accusé de réception, et qu’aucune action concrète ne lui a été signalée.
Suivi du dossier
Recherches documentaires
État actuel de la recherche. Le dossier AD07 2138 W 17 a été consulté. Les recherches portent désormais sur les quatre photographies transmises en janvier 1987, la demande initiale et ses annexes, ainsi que sur toute pièce d’exécution : dessin, devis, facture, identité de l’entreprise, date de pose et contrôle de conformité.
Sources et références
- Ministère de la Culture, notice Mérimée PA00116756, « Chapelle Notre-Dame-des-Anges » : propriété communale, chapelle funéraire, inscription du 27 octobre 1971.
- INA, L’église romane Notre-Dame des Anges de Rochemaure, Provence Actualités, ORTF, 17 novembre 1965, notice RAF02023107 ; séquence vers 19 h 11 min 56 s ; référence technique MGRAF-MA651117B0101.01_EXP_000037_000203_P3. Photogramme consulté à l’Inathèque de Lyon le 21 août 2026. © Archive INA - L'église romane Notre-Dame des Anges de Rochemaure, Provence Actualités ORTF 17/11/1965.
- Archives départementales de l’Ardèche, cote 71 J 42, rapport du 7 novembre 1965 relatif à la restauration de Notre-Dame-des-Anges.
- Archives départementales de l’Ardèche, dossier 2138 W 17, correspondance des 20 janvier, 12 et 19 février, 6 et 26 mai 1987.
- Commune de Rochemaure, courriers des 30 avril et 2 juin 1987 relatifs à la demande du 15 avril et aux avis de l’architecte des Bâtiments de France.
- Archives nationales, fonds Rohan-Bouillon, cote 273AP/37 ; courrier du 7 septembre 2018 relatif aux altérations constatées sur le plan.
- Correspondance conservée par l’association avec la commune de Rochemaure : rencontre du 7 mai 2021 rappelée dans les échanges ultérieurs ; courriels des 14 août, 1er septembre et 1er octobre 2022, du 28 janvier 2024 et du 1er mars 2026 ; courrier de mise en demeure du 22 mars 2025.
- Commune de Rochemaure, « Le mot du maire », éditorial signé « Le Maire, Olivier Faure » ; Le Dauphiné libéré, portrait d’Olivier Faure dans son bureau, 25 juin 2023, photo Walid Memdouhi.