Les Cheynet de Beaupré dans Le Tout Lyon et le Bottin mondain

Sommaire

Deux annuaires mondains

Le Tout Lyon. Publié à partir de 1902, cet annuaire répertorie des familles de la société lyonnaise. Ses anciens intitulés — Annuaire des salons à l’usage des gens du monde, puis Annuaire de la haute société de la région lyonnaise — précisent sa nature : il s’agit ici de l’annuaire mondain, et non d’un article de presse.[6]

Le Bottin mondain. Publié annuellement depuis 1903, d’abord par Didot-Bottin, il rassemble des notices familiales. Ses pages réunissent des familles nobles et bourgeoises et consignent la présentation fournie pour les personnes, leurs alliances et leur situation sociale.[7][9]

Les travaux consacrés à ces publications les étudient comme des instruments de sociabilité et de reconnaissance sociale, dans lesquels la demande d’inscription, la parenté et les relations déjà présentes jouent un rôle.[8][10]

Sur cette page, une notice permet donc de constater qu’un nom et une qualification ont été publiés dans une édition donnée. Cette publication ne suffit pas, à elle seule, à établir une filiation ni l’authenticité d’un titre : elle documente la présentation diffusée par l’annuaire, à confronter aux autres pièces du dossier.

Louise Cheynet dans Le Tout Lyon, 1985–1987

Dans l’édition classée dans le dossier sous l’année 1985, Louise Cheynet, née Guérard, figure sous une qualification de comtesse. Une seconde notice présente Jean-Marc Cheynet de Beaupré et son épouse.[1]

Extraits des deux notices Beaupré du Tout Lyon 1985, sans les coordonnées privées
Le Tout Lyon, 1985, p. 27. Extraits des deux notices. Les adresses, numéros de téléphone et notices voisines ont été écartés.

Transcription des extraits

BEAUPRE (Comtesse MARC CHEYNET DE), née Louise GUERARD.
BEAUPRE (Comte Jean-Marc CHEYNET DE), [C.I.N.], Président-Directeur Général de la Société Blafo-Velfa, et Comtesse, née Marie-Angèle PUSTIANAZ VON PRIEL.

Une lettre adressée à Louise Cheynet le 16 novembre 1986 emploie les mots « bottin mondain ». Son auteur explique la différence de présentation entre le fils et sa mère, puis écrit :[2]

« j’ai eu tort de t’y aligner sur nous »

Lettre adressée à Louise Cheynet, 16 novembre 1986, p. 1.

Ce passage documente une intervention dans la présentation familiale publiée. La lettre ne nomme toutefois pas expressément Le Tout Lyon et ne constitue pas un courrier de suppression adressé à l’éditeur.

Extrait de la notice Beaupré du Tout Lyon 1987, sans les coordonnées privées
Le Tout Lyon, 1987, p. 27. Extrait de la rubrique correspondante. Les coordonnées et notices voisines ont été écartées.

Transcription de l’extrait

BEAUPRE (Comte Jean-Marc CHEYNET DE), Président-Directeur Général de la Société Blafo-Velfa, et Comtesse, née Marie-Angèle PUSTIANAZ VON PRIEL.

Dans cette rubrique de l’édition 1987, la notice de Louise n’apparaît plus, tandis que celle de Jean-Marc demeure.[3] La comparaison établit cette différence à cet endroit de l’annuaire ; elle ne fournit pas, à elle seule, de document sur la démarche qui l’a produite.

Bottin mondain 1990, page 277

Renvoi de Beaupré vers Cheynet de Beaupré dans le Bottin mondain 1990
Bottin mondain, 1990, p. 277. Renvoi alphabétique ; les coordonnées et notices voisines ont été écartées.

Transcription de l’extrait

BEAUPRE voir CHEYNET DE BEAUPRE.

Cette ligne dirige le lecteur de « Beaupré » vers « Cheynet de Beaupré ».[4] C’est un dispositif de classement alphabétique, non une notice généalogique supplémentaire ni une seconde source indépendante confirmant la page 452.

Bottin mondain 1990, page 452

Extraits des deux notices Cheynet de Beaupré du Bottin mondain 1990, sans les coordonnées privées
Bottin mondain, 1990, p. 452. Deux extraits recadrés de la même page. Les adresses, numéros de téléphone et notices voisines ont été écartés.

Transcription des extraits

CHEYNET DE BEAUPRE (Bertrand, Cte) INPG CIN, CAF et Ctesse née Marie CHAMBRION INPG CAF.
CHEYNET DE BEAUPRE (Cte Jean Marc) ANF et Ctesse, née Bonne Marie Angèle PUSTIANAZ von PRIEL.

La page présente deux notices familiales sous le même nom.[5] « Cte » et « Ctesse » sont les abréviations imprimées de « comte » et « comtesse ». Les autres sigles ne sont pas développés ici sans la table des abréviations de l’édition 1990.

La présence du sigle « ANF » est un élément de la notice ; elle ne remplace pas un document d’admission émis par l’association. Voir la page consacrée à l’Association d’entraide de la noblesse française. La forme « PUSTIANAZ von PRIEL » est reproduite telle qu’elle est imprimée ; elle est examinée sur la page Pustianaz et « von Priel ».

Sources

Pièces du dossier

  1. Le Tout Lyon, 1985, p. 27, extrait photographique.
  2. Lettre adressée à Louise Cheynet, 16 novembre 1986, p. 1, court extrait transcrit.
  3. Le Tout Lyon, 1987, p. 27, extrait photographique.
  4. Bottin mondain, 1990, p. 277, extrait photographique.
  5. Bottin mondain, 1990, p. 452, extrait photographique.

Références bibliographiques

  1. Bibliothèque nationale de France, notice Le Tout Lyon. Annuaire des salons à l’usage des gens du monde, FRBNF34531550.
  2. Bibliothèque nationale de France, notice Bottin mondain, FRBNF34477707, ISSN 1268-7057.
  3. Yves Grafmeyer, Quand le Tout-Lyon se compte. Lignées, alliances, territoires, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1992.
  4. Cyril Grange, Les Gens du Bottin mondain, 1903-1987. Y être, c’est en être, Paris, Fayard, 1996.
  5. Yves Grafmeyer, compte rendu de l’ouvrage de Cyril Grange, Revue française de sociologie, 1997, vol. 38, no 1, p. 173–175.